Glossaire du nom de domaine et du Whois

Une fiche Whois est écrite pour des techniciens. Ce glossaire traduit les termes que vous y rencontrerez, dans l'ordre où ils vous seront utiles plutôt que par ordre alphabétique. Chaque définition tient en quelques lignes et indique ce que l'information vous apprend concrètement sur un site.

Les acteurs

Nom de domaine
L'adresse lisible d'un site, par exemple jeverifie.fr. Elle se lit de droite à gauche : l'extension d'abord, puis le nom choisi par le titulaire, puis d'éventuels sous domaines. C'est une location annuelle, jamais un achat définitif.
Registre
L'organisme qui gère techniquement une extension et tient la base de référence des noms déposés. L'Afnic gère le .fr, Verisign gère le .com et le .net. Le registre ne vend pas directement aux particuliers dans la plupart des cas.
Bureau d'enregistrement, ou registrar
L'entreprise accréditée auprès du registre à laquelle vous achetez concrètement un domaine. Le nom du registrar apparaît presque toujours dans le Whois, même quand le titulaire est masqué. C'est une information utile : un registrar réputé pour héberger massivement des domaines jetables est en soi un signal.
Titulaire, ou registrant
La personne physique ou morale au nom de laquelle le domaine est déposé. C'est le propriétaire au sens du droit d'usage. Quand il s'agit d'une entreprise, son nom est en principe public.
Hébergeur
La société qui met à disposition le serveur où les fichiers du site sont stockés. Elle est distincte du registrar, même si beaucoup d'entreprises exercent les deux métiers. En France, l'identité de l'hébergeur doit figurer dans les mentions légales.

Les extensions

TLD
Abréviation de top level domain, le domaine de premier niveau, c'est à dire l'extension : la partie qui suit le dernier point. On distingue les extensions génériques et les extensions nationales.
ccTLD
Une extension nationale, attribuée à un pays ou à un territoire : .fr pour la France, .be pour la Belgique, .ch pour la Suisse. Certaines imposent des conditions, par exemple une présence dans l'Union européenne pour le .fr.
gTLD
Une extension générique, ouverte à tous : .com, .net, .org, mais aussi les extensions plus récentes comme .shop, .store, .online ou .xyz. Ces dernières sont souvent bon marché, ce qui les rend populaires auprès des projets légitimes comme des campagnes frauduleuses.
IDN
Un nom de domaine internationalisé, contenant des caractères accentués ou non latins. Techniquement il est converti en une forme commençant par xn--, appelée Punycode. C'est le mécanisme exploité par certaines attaques qui affichent une adresse visuellement identique à une marque connue.

Les dates et les états

Creation date
La date de premier dépôt du domaine. C'est le champ le plus utile pour évaluer la crédibilité d'un site. Notez qu'un domaine racheté après expiration conserve parfois une date ancienne, ce qui peut induire en erreur.
Updated date
La date de la dernière modification enregistrée : changement de titulaire, de serveurs DNS ou de coordonnées. Une modification très récente sur un domaine par ailleurs ancien mérite attention, elle peut signaler un rachat.
Registry expiry date
La date à laquelle le domaine cesse d'être valide s'il n'est pas renouvelé. Une échéance lointaine traduit un engagement dans la durée.
Période de grâce
Les jours qui suivent l'expiration pendant lesquels le titulaire peut encore renouveler au tarif normal. Le site est souvent déjà hors ligne.
Période de rédemption
Une phase de récupération, généralement d'une trentaine de jours après la période de grâce, pendant laquelle seul l'ancien titulaire peut reprendre le domaine, moyennant des frais élevés. Le domaine n'est pas encore achetable par un tiers.
Pending delete
La dernière étape, de quelques jours, avant la remise en circulation. À l'issue de cette phase le domaine redevient librement enregistrable.
ServerHold et clientHold
Des états qui suspendent la résolution du domaine, décidés respectivement par le registre et par le registrar. Un domaine en hold ne fonctionne plus. C'est souvent la conséquence d'un signalement pour abus ou d'un défaut de paiement.
clientTransferProhibited
Un verrou de transfert, activé par défaut chez la plupart des registrars. Sa présence est banale et ne dit rien de particulier sur le site.

La technique

DNS
Le système qui traduit un nom de domaine en adresse IP. Sans lui, il faudrait retenir des suites de chiffres pour joindre chaque site.
Serveur de noms, ou name server
Les machines qui font autorité pour répondre aux questions concernant un domaine. Le Whois en liste en général deux à quatre. Leur nom révèle souvent l'hébergeur réellement utilisé, y compris quand le site tente de le dissimuler.
Enregistrement A et AAAA
Les entrées DNS qui associent le domaine à une adresse IPv4 pour le premier, IPv6 pour le second.
Enregistrement MX
Les entrées qui indiquent quels serveurs reçoivent le courrier du domaine. Un domaine sans MX ne peut recevoir aucun message, ce qui rend suspecte une adresse de contact affichée dans ce domaine.
Adresse IP
L'identifiant numérique du serveur qui héberge le site. Plusieurs sites peuvent partager la même adresse dans le cas d'un hébergement mutualisé, ce qui est parfaitement normal.
DNSSEC
Une extension qui signe cryptographiquement les réponses DNS et empêche leur falsification. Son activation est un indice de sérieux technique, son absence n'est pas un défaut en soi.
Certificat TLS
Le fichier qui permet le chiffrement de la connexion et l'affichage du cadenas. Il atteste du contrôle du domaine, pas de l'honnêteté de son propriétaire. Les certificats gratuits sont délivrés en quelques secondes à n'importe qui.

Le Whois lui même

Whois
Le protocole historique, créé au début des années 1980, qui permet d'interroger la base publique des noms de domaine. La réponse est du texte brut, sans format normalisé, ce qui explique que la présentation change d'une extension à l'autre. La spécification de référence est le RFC 3912.
RDAP
Le successeur du Whois, qui renvoie des données structurées en JSON, interrogées en HTTPS, avec une gestion propre des droits d'accès. Depuis janvier 2025 l'ICANN n'impose plus le Whois sur le port 43, et plusieurs extensions ont déjà fermé le leur, dont le .info et le .pro. Jeverifie bascule automatiquement sur le RDAP quand le Whois classique ne répond plus.
Whois thin et Whois thick
Une réponse thin, typique du .com, ne contient que les dates et le nom du registrar : il faut ensuite interroger le registrar pour obtenir les coordonnées du titulaire. Une réponse thick contient directement l'ensemble. Jeverifie suit automatiquement le renvoi vers le registrar quand il existe.
Redacted for privacy
La mention qui remplace les coordonnées d'un titulaire particulier depuis l'entrée en application du règlement européen sur la protection des données. Elle est devenue la norme et ne constitue pas un signal négatif à elle seule.
Service de protection de la vie privée
Une prestation payante par laquelle le registrar substitue ses propres coordonnées à celles du titulaire. Elle est légitime pour un particulier, plus discutable pour une entreprise commerciale qui, en France, doit de toute façon s'identifier dans ses mentions légales.
Refer
La ligne d'une réponse de l'IANA qui indique quel serveur Whois interroger pour une extension donnée. C'est ce mécanisme qui permet de couvrir des centaines d'extensions sans les connaître toutes à l'avance.
ICANN
L'organisation internationale qui coordonne l'attribution des noms et des numéros sur internet, accrédite les registrars et fixe les règles applicables aux extensions génériques. Sa documentation publique est consultable sur icann.org.
IANA
La fonction, opérée sous l'égide de l'ICANN, qui tient les registres techniques de référence, dont la liste des extensions et de leurs serveurs Whois, publiée sur iana.org.
Afnic
L'association qui gère le .fr et plusieurs extensions françaises. Elle publie ses données et ses procédures sur afnic.fr.

Ce que le Whois ne vous dira jamais

Il faut connaître les limites de l'outil. Le Whois ne dit pas qui gère réellement le site au quotidien, ni où se trouvent les serveurs, ni si le contenu publié est légal. Il ne dit pas non plus si le titulaire déclaré est le véritable bénéficiaire : rien n'empêche un dépôt au nom d'un prête nom. Enfin, les informations déclaratives ne sont pratiquement jamais contrôlées au moment du dépôt, sauf pour quelques extensions nationales.

Le Whois reste malgré tout la seule source publique, gratuite et immédiate qui date objectivement l'existence d'un site. C'est pour cette raison qu'il constitue la base de l'indice de fiabilité.

Les vacances Le vocabulaire technique une fois digéré, il est temps de penser à autre chose. Lesvacances.info rassemble des idées de destinations et des informations pratiques pour préparer vos prochains congés.

Pages liées